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La rentrée des CPE 1 de l’IUFM de Paris.

Je vous confirme la date de début des cours des étudiants de l’IUFM de Paris : mercredi 9 septembre 2009 à 9 heures.
J’espère que les lectures de l’été ont été fructueuses.
Des textes importants ont été publiés pendant l’été par le ministère, vous devez en prendre connaissance. Ils concernent les nouvelles conditions requises pour se présenter aux concours de CPE. Vous devez en particulier bien examiner les dispositions provisoires... Bonne nouvelle : le concours interne est ouvert pour la (...)

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>>La fiche rédigée par Sylvie.

Sylvie CHATELIER

Fiche de lecture : « la philosophie de l’éducation », Olivier REBOUL.

Chapitre premier : introduction à la philosophie de l’éducation.

La philosophie de l’éducation est « une mise en question de tout ce que nous savons ou croyons savoir sur l’éducation » .

A côté de la philosophie pratiquée par tous ceux qui, au quotidien, s’interrogent sur la finalité de l’éducation, on distingue la philosophie des spécialistes qui a permis la définition de différentes méthodes d’approches philosophiques de l’éducation ; dans cet ouvrage, l’auteur nous en présente cinq :

- « l’histoire de la philosophie » consistant à se servir des leçons du passé pour les adapter aux problèmes du présent ;

- « la réflexion sur les sciences » consistant à se questionner sur les sciences de l’éducation ;

- « l’analyse logique » consistant à mettre à jour les ambiguïtés relevées dans le langage courant ;

- « l’argument « à contrario » » consistant à formuler des valeurs à partir de ce que l’avis général refuse ;

- « la dialectique » consistant à faire une synthèse regroupant tous les points positifs des thèses en opposition.

Du fait de l’inexactitude caractéristique de la philosophie, aucune de ces méthodes n’est démonstrative, néanmoins, elles permettent d’éviter le dogmatisme et l’arbitraire et constituent une boite à outil d’où chacun pourra extraire l’instrument lui semblant, à un moment donné, le plus approprié.

Chapitre deux : qu’est ce que l’éducation ?

Ce qui caractérise la nature humaine, c’est la capacité à apprendre ; le but de l’éducation est d’apprendre aux enfants humains à devenir hommes et cet apprentissage se fait à la fois à travers l’éducation familiale, l’enseignement et les formations.

L’auteur définit ainsi l’éducation comme étant « l’ensemble des processus et des procédés qui permettent à tout enfant humain d’accéder progressivement à la culture… ».

La finalité de l’éducation n’est donc ni le dressage ni la « maturation » spontanée des éduqués mais plutôt de permettre à chacun d’accéder à la culture.

Chapitre trois : les institutions éducatives.

L’auteur définit les institutions comme étant « une réalité sociale, relativement autonome, stable ou régulière, contraignante selon des règles et qui se spécifie par sa fonction sociale ».

Dans le domaine de l’éducation on trouve différentes institutions ayant chacune des fonctions sociales spécifiques. Les trois institutions éducatives les plus importantes sont :

- la famille dont la fonction essentielle est de former les sentiments ;

- l’école dont la fonction essentielle est la transmission des savoirs scolaires à travers l’enseignement fondamental ;

- l’université dont la fonction essentielle est l’étude à travers l’alliance de l’enseignement supérieur et de la recherche fondamentale.

Les fonctions diverses et parfois opposées de ces institutions font que l’éducation apparaît comme une succession de contradictions et de ruptures qui fondent le problème de la pédagogie.

Chapitre quatre : la pédagogie et ses antinomies.

L’auteur propose deux sens au mot pédagogie : d’une part le fait de « posséder l’art d’enseigner et d’éduquer » et d’autre part « la théorie de cet art ».La pédagogie apparaît ainsi comme profondément idéologique et par essence antinomique :

- antinomie entre le contenu et la forme de l’enseignement ;

- antinomie entre la nécessité de contraindre et celle de susciter le désir chez l’enseigné ;

- antinomie entre ce qu’il est nécessaire de transmettre à tous et le respect de la part de créativité de chacun ;

- antinomie entre l’incertitude liée au résultat et la part de technicité croissante dans les enseignements ;

- antinomie entre la vision de l’éducation comme étant constituée d’une suite de rupture et celle la voyant comme une progression en continuité avec ce qui la précède .

Toutes les thèses et antithèses constitutives de ces antinomies s’avèrent légitimes, il est donc nécessaire de les dépasser par l’élaboration d’une synthèse reflétant l’ensemble des réalités.

Chapitre cinq : l’autorité.

L’auteur définit l’autorité comme « le pouvoir qu’a quelqu’un de faire faire à d’autres ce qu’il veut sans avoir à recourir à la violence, pouvoir dû soit à sa position sociale, soit à sa compétence, soit à son ascendant ».Il distingue ainsi six figures de l’autorité qu’il classe de la plus rationnelle à la plus archaïque :

- l’autorité du contrat légitimée par le consentement des parties en présence ;

- l’autorité de l’expert légitimée par la compétence reconnue à la personne ;

- l’autorité de l’arbitre légitimée par l’estimation qu’il vaut mieux une décision arbitraire qu’un conflit sans fin ;

- l’autorité du modèle légitimée par le prestige et l’admiration que l’on voue à la personne ;

- l’autorité du leader qui est légitimé par l’admiration et la volonté d’imiter la personne ;

- l’autorité du Roi-Père dont la légitimité est « inexplicable et irrévocable ».

Le rapport d’autorité présent dans l’éducation est aujourd’hui contesté sous toutes ses formes pourtant, force est de constater que l’autorité est une nécessité pour l’éducation, ce qu’il faut c’est passer progressivement de l’une à l’autre des formes d’autorité, la finalité étant d’apprendre, à terme, à s’en passer « permettre à chacun d’apprendre par lui-même en se passant de maître ».

Chapitre six : la rigueur.

La rigueur est inhérente à l’éducation et ce dans tous les sens du terme : nécessité, sévérité, cohérence.

Il n’y a pas de pédagogie sans rigueur même si celle-ci doit en permanence être tempérée par son corollaire : la grâce, entendue elle aussi dans tous ses sens : douceur, religion, gratuité.

Chapitre sept : les valeurs de l’éducation.

Il n’y a pas d’éducation sans valeur, la question est de savoir ce qui vaut la peine d’être enseigné.L’auteur, pour sa part, pense que « vaut la peine d’être enseigné ce qui unit, et ce qui libère ».

Par « ce qui unit », il fait référence à ce qui va permettre l’intégration sociale de l’individu à une communauté qui soit la plus large possible (une langue, les sciences,…).

Par « ce qui libère », il désigne ce qui va permettre à chacun d’être en mesure de s’exprimer et de penser par lui-même.

Le but de l’éducation est de permettre aux enfants de devenir des adultes intégrés socialement, autonomes, responsables et équilibrés.

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