Vous êtes ici : Accueil » Des textes pour nous aider dans la préparation du concours de CPE et dans l’exercice du métier. » Du côté des livres. » Fiches de lecture des livres de la bibliographie du concours de CPE » les livres retirés de la bibliographie officielle en 2002 et 2003 » La relation école-familles par Judith Migeot-Alvarado.
>>Fiche rédigée par Linda.INTRODUCTION Changement entre relation école famille avec une ouverture au niveau de l’école et une intrusion des parents. Cependant des tensions existent. Quel est le rôle des parents ? QUELLE MISSION POUR L ECOLE ? RAPPEL HISTORIQUE Distinction entre instruction et éducation par les grecs. L’éducateur soit le pédagogue a pour but de former les futurs citoyens. L’éducateur est très valorisé par la polis. Quant à l’instructeur ( le maître), il a pour mission de faire apprendre aux enfants des connaissances instrumentales( lecture, écriture...). Pendant l’antiquité, le travail manuel était méprisé mais peu à peu on assiste à un renversement de la situation et l’apprentissage de connaissances techniques est valorisé car il permet le progrès social et c’est l’école qui assume l’instruction de ces connaissances alors que les familles assument la formation morale et politique, l’éducation civique et éthique. DE L’EXCLUSION DES FAMILLES En 1789, la révolution française adopte l’expression "instruction publique" contre l’éducation nationale ( rappel du modèle antique).Condorcet, défenseur de l’instruction, impose celle-ci comme étant un droit pour l’homme et un devoir pour l’état. Le but était de séparer la religion du domaine public.Le clivage entre instruction et éducation sera atténué par les idéologues de la III République et l’école aura la mission éducatrice et de diffuser une culture nationale te universelle. Volonté de construire une état intégré et de prendre en charge des "enfants du peuple" pour leur imprégner une morale "républicaine" et exclusion de la famille :" seul l’état a le droit d’éduquer" de Jules Ferry. Pour faire accepter à la famille l’idée d’une mission éducative, l’état s’appuie sur 3 piliers : la laïcité, l’obligation et la gratuité.Cependant, cette politique éducative reste limitée car il faut attendre 1941 pour que les écoles primaires supérieures soient transformées en collège moderne. But de l’école de la III République : assurer l’unité nationale, maintenir la distinction entre travail manuel, pratique et technique. Après la seconde guerre mondiale, il y a une augmentation du secteur tertiaire aussi augmentation de la demande de scolarisation de la part des familles à l’égard de leurs enfants.On assiste à la massification des collèges et lycées et au changement entre le rapport école-famille ainsi qu’à la sollicitation de la part de l’administration envers les parents( aide au travail scolaire à la maison, aide de la prévention contre la violence). ECOLE-FAMILLE : PROBLEMES ACTUELS L’INEGALITE DES FAMILLES VIS A VIS DES DEVOIRS A LA MAISON Inégalité car il existe différentes couches sociales, certaines familles sont incompétentes dans l’aide des devoirs à la maison surtout au collège. L HETEROGENEITE DU PUBLIC SCOLAIRE Les chances de réussite sont inégales selon les différentes couches sociales, les différences ethniques cependant, la politique éducative prétend à une égalisation, aux mêmes chances de réussites. DE L’ELEVE A L ENFANT-ELEVE Conflit entre parents et enseignants:l’élève perçu comme l’enfant par la famille et élève par les profs.Les profs refusent d’être les éducateurs des élèves : "notre tâche est d’abord d’instruire", d’autres pensent le contraire. Si l’enfant n’est pas éduqué, le problème est situé au niveau des parents qui eux même ont des problèmes socio-économiques et l’enfant pass au second plan. L’ORIENTATION DES ELEVES Questions et choix difficiles : les acteurs du système éducatif sont chargés d’aider l’élève à élaborer son projet personnel au collège et le réalise au lycée selon la loi d’orientation de 1989.Les élèves prennent conscience qu’ils sont dans les filières sans prestige et qu’ils vont vers des filières sans débouchés. Le but est de trouver une solution et s’insérer dans la vie active pour l’équilibre sur le plan social.S’ils n’y parviennent pas, ils deviennent responsable de leur echec.L’élaboration d’un projet dépend de l’énergie motivationnelle. LA PARTICIPATION DES PARENTS A L ECOLE DANS LES TEXTES OFFICIELS 1 ère circulaire sur cette participation en 1932. Participation des parents à l’administation de l’école selon la législation et sur différents niveaux : au niveau national : représentation au conseil supérieur de l’éducation au niveau des départements, les parents représentés au conseil dépatemental tripartite de l’éducation nationale comprenant 30 membres au niveau de l’académie, le conseil académique de l’éducation au niveau de l’enseignement secondaire, les parents sont représentés au conseil d’administration des collèges au niveau secondaire, les parents sont représentés dans les conseils de classe au niveau du primaire, il n y a pas de conseil de classe mais des conseils d’école ECOLES-FAMILLES : REGARDS CROISES LA PARTICIPATION DES PARENTS A L ECOLE SUR LE TERRAIN Implication des parents dans les instances de décision des étabilssements, relation individuelle des familles avec les enseignants et contribution indirecte au fonctionnement des établissements. Logique familiale : ensemble des représentations et des pratiques qui caractérisent le rapport de chaque famille à l’école. LES PARENTS CONNAISSENT-ILS LE FONCTIONNEMENT DES ETABLISSEMENTS ? Il existe une grande méconnaissance du fonctionnement des établissements par les familles de l’élève, nécessité d’avoir plus de contact avec les enseignants pour comprendre le fonctionnement de ces derniers ex : organisation pédagogique, projet du collège... LES PARENTS DANS LES REUNIONS ET RENCONTRES COLLECTIVES 2 recontres majeures avec les acteurs scolaires : Réunions de rentrée et rencontres collectives par niveau Rencontre individuelle : plus prisée par les familles françaises de classe moyenne. Critique de cette rencontre car il y a une attente trop lente des familles pour pouvoir rencontrer quelques professeurs. LES CONTACTS INDIVIDUELS A L INITIATIVE DES ENSEIGNANTS ET DES PARENTS Celle ci varie selon l’appartenence sociale des familles, les familles immigrés évitent ce genre de contact. Nous assistons à une baisse des échanges "familles professeurs" au niveau d’enseignement croissant de l’enfant : prise de l’autonomie de l’enfant, taille de l’établissement et le nombre d’enseignants( soit 1 par matière), disparition d’activités comme les fêtes, les sorties donc moins de dialogues. L’ACTION COLLECTIVE DES FAMILLES DANS L ECOLE. Implication des parents en tant que groupe rendue difficile par le développement progressif d’un rapport individualiste, pourquoi ? perception qu’ont les parents des instances de concertation et du rôle des parents délégués et la perception qu’ils ont des associations des parents. LES INSTANCES DE CONCERTATION, POINT DE VUE DES FAMILLES Ce sont les conseils de classe et d’administation, petite minorité y participait soit par intêret individuel ( conseil de classe permettait d’avoir des informations sur l’établissement ) soit par intêret collectif ( informations sur l’établissement et maintenir informés les familles et les jeunes). La grande majorité ne connaît pas les parents délégués de la classe de leurs enfants. LE ROLE DES PARENTS -DELEGUES AU CONSEIL DE CLASSE Les opinions divergent concernant son rôle : utile pour certains et d’autres non. Certains pensent que leur fonction est limitée par les rencontres individuelles et sont très peu entendus par l’administration et les enseignants. LE ROLE DES PARENTS DELEGUES AU CONSEIL D ADMINISTRATION Leur rôle est moins connu que celui de conseil de classe : peu de parents emettent un avis sur ce rôle dans cette instance. LA PARTICIPATION DES PARENTS DELEGUES AU CONSEIL DE CLASSE AU COLLEGE POINT DE VUE DES REPRESENTANTS DES PARENTS D ELEVES Les parents délégués sont souvent ignorés durant les conseils de classe, tout dépend de la personne qui anime le conseil. Les professeurs se sentent attaqués par les parents délégués dès que ces derniers leur font une critique. Certains parents démissionnent face au comportement des enseignants et veulent éviter que leur enfant soit le bouc-émissaire de ces enseignants qui refusent tout remarque. LA PARTICIPATION DES DELEGUES DES ELEVES AU CONSEIL DE CLASSE AU COLLEGE POINT DE VUE DES DELEGUES DES ELEVES Certains professeurs ne les prennent pas au sérieux dans la participation des conseils. Seuls les conseillers d’éducation respectent leur fonction .Ils sont perçus comme des élèves avant d’être des représentants de classe. POINT DE VUE DES CONSEILLERS D EDUCATION Ils ont les mêmes opinions que les parents-délégués et élèves délégués et veulent plus de démocratie dans les concertations. LES ASSOCIATIONS DE PARENTS Tous n’y adhèrent pas, c’est surtout les cadres et les professions intellectuelles supérieur puis vient la classe moyenne. Partage quant à l’utilité et aux limites de l’action des associations dans l’établissement. Plusieurs critiques face à ces associations : impuissance face aux décisions imposées au niveau national et face aux résistances des chefs d’établissement et enseignants, manque aussi de représentativité. L’EXEMPLE DE LA "SEMAINE DES PARENTS A L ECOLE" Semaine ignorée par enseignants EN CE QUI CONCERNE L’ORGANISATION DE LA SEMAINE Importance de l’implication des parents dans le suivi scolaire des jeunes reconnu par le personnel de direction mais limitée car l’école ne doit pas être trop accessible aux parents, il faut une distance entre la famille et le collège, de temps en temps une rencontre devra avoir lieu. Pour les enseignants mis au courant, ils pensaient qu’une semaine était trop courte pour réaliser un tel projet, de plus il n y a pas d’information sur cette semaine. EN CE QUI CONCERNE LES RELATIONS ENTRE L’ETABLISSEMENT ET LES FAMILLES Relations ponctuelles entretenues par les professeurs,le personnel de l’éducation et l’administration avec les parents mais ces derniers sont ceux des bons élèves. Les parents d’élèves en difficultés se sentent impuissants face à ces problèmes et ne rencontrent pas le personnel éducatif EN CE QUI CONCERNE L ELARGISSEMENT DE LA PARTICIPATION DES FAMILLES AU FONCTIONNEMENT DES ETABLISSEMENTS Les enseignants ne veulent pas faire intervenir les parents au fonctionnement du collège" à chacun son métier". L’équipe pédagogique est assez responsable et professionnel et ne nécessite pas l’intervention des parents. EN CE QUI CONCERNE LA VALIDITE DE LA SEMAINE ET SUR CES COMPETENCES Crainte de la part des enseignants "donner aux collectivités locales plus de pouvoir sur l’école en se basant sur le modèle anglo-saxon". Critique des ministres Allègre et Royal concernant cette "semaine des parents à l’école. Les parents ont toute l’année pour rencontrer les enseignants. "Sur le principe, le projet louable mais dans la réalité des faits, il s’agit d’un coup médiatique de monsieur le ministre" ( un professeur de français). LES ASPECTS POSITIFS DE LA"SEMAINE" DANS LE COLLEGE OU ELLE A ETE ORGANISEE Apporter les éclaircissements sur les problèmes connus au collège et le dialogue entre les enseignants et les parents mais pas de dialogue entre les familles. LA SEMAINE DES " PARENTS A L ECOLE " : LE POINT DE VUE DES PARENTS Le personnel le plus sollicité durant cette semaine : les enseignants, les chefs d’établissement, les conseillers d’éducation et l’assistante sociale. Information de ces semaines à la dernière minute. EN CE QUI CONCERNE L’ELARGISSEMENT DE LA PARTICIPATION DES FAMILLES AU FONCTIONNEMENT DES ETABLISSEMENTS 13 mères sur 19 considèrent qu’une participation élargie des parents au fonctionnement du collège permettrait à l’établissement de mieux fonctionner. 5 collèges sur 5 ont préparé l’accueil des parents pendant la semaine. Tout ceci dépend de la volonté du chef d’établissement et de l’équipe éducative. Les mères de milieux favorisées se sentent "invitées" par le collège alors que les mères de catégories sociales défavorisées se sentent convoquées par ce même collège. En guise de conclusion, on notera une absence d’intêret et de participation des parents car il y a un manque d’information sur les structures de concertation et attitude des enseignants et des chefs d’établissement surtout au niveau national et beaucoup plus au niveau local. Création également d’inégalités sociales du à l’utilisation de documents écrits, de réunions collectives qui ne sont accessibles qu’aux familles favorisées. Création de la concurrence entre les différents établissements. Nécessité de faire un travail de sensibilisation auprès de l’administration et des enseignants pour réhabiliter la présence des parents dans les établissements. DU COTE DES ELEVES : L’IMAGE DU COLLEGE Les bons élèves critiquent le plus l’institution du collège mais la vision des bons et moyens élèves n’est pas éloignée l’une de l’autre. Les bons élèves expliquent mieux ce qu’ils éprouvent à l’égard de leur collège, se retournent vers leurs parents pour trouver chez eux le "bon pédagogue" alors que les "mauvais élèves" stigmatisent le collège comme "enfer". Moins de soutien pédagogique par les parents. Il faut prendre en compte la lucidité de leur jugement. DU COTE DES PROFESSEURS : L’IMAGE DE LEUR MISSION Les professeurs accusent les parents de ne pas collaborer dans la vie éducative, ils les accusent d’absentéisme et de démobilisation mais ces mêmes professeurs ont la même attitude au moment de participer à une réflexion sur leur mission et leur rôle dans l’école. LE RAPPORT AU SAVOIR TRAVAIL SCOLAIRE ET IMPLICATION DES ENSEIGNANTS ET DES PARENTS Comment les parents, les enfants et les éducateurs peuvent-ils oeuvrer ensemble dans un projet éducatif commun sans que les parents s’immiscent dans le travail pédagogique des enseignants sans que les enseignants empiètent sur la vie privée des parents et sans que les enfants se sentent tiraillés entre les 2 ? Il existe une grande diversité et une opposition au sein des stratégies éducatives des familles et de leur rapport au travail scolaire selon leur parcours, leur appartenance sociale et leur style d’éducation. Les parents de classe moyenne sont plus proches des enseignants et ont acquis leur position sociale grâce à leur capital scolaire donc plus d’investissement dans la scolarité de leurs enfants. But : garantir une position sociale respectable. Des travaux montrent la relation complexe entre position sociale des parents, leur style éducatif et réussite scolaire des enfants alors que d’autres, malgré leurs caractéristiques sociales et culturelles, prédisposent à l’échec scolaire, connaissent des réussites honorables voire brillantes : ces élèves ont le plaisir d’apprendre, ont le sens de curiosité et réussissent le mieux à l’école quelle que soit leur origine sociale et ethnique. Comment donner à l’enfant l’envie d’apprendre ? Le savoir est devenu produit et la note évalue l’élève en tant que consommateur du produit proposé. On va à l’école non pas pour étudier mais pour travailler et la note représente le salaire. L’école doit se légitimer de plus en plus devant les familles et les enfants, elle peut se légitimer en montrant que le savoir a du sens. Ouverture sur le monde grâce à l’étude. "L’école pourrait devenir cet espace de construction d’une direction que l’on assume grâce aux savoirs que l’on acquiert"( Develay, 1996). DE LA SOLLICITATION A L’EXCLUSION Nombreux sont les parents qui se plaignent de l’importance croissante que prend l’école dans la vie familiale. L’enfant est perçu par la famille comme élève ce qui p^roduit des tensions au sein de la famille. CONCLUSION : Voie pour faire face aux difficultés : articulation entre l’éducatif et le pédagogique. Certains pédagogues développent de plus en plus des actions visant cette articulation en accompagnant la transmission du savoir de la formation aux prérequis ( culturels, institutionnels) sans lesquels ces savoirs restent lettre morte, cela permet l’équité au sein de l’établissement. Ces dans ces conditions que le collège peut être un facteur d’égalité des chances. Pour améliorer les relations familles -école, le milieu familial et scolaire doivent rester distincts mais une collaboration doit exister entre eux sans pour autant parler d’une fusion. |
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