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>>Fiche rédigée par SophieLA PHILOSOPHIE DE L’EDUCATION. Olivier REBOUL. L’auteur, Olivier Reboul est philosophe et professeur à l’Université des Sciences humaines de Strasbourg, il a publié de nombreux travaux sur Alain, Kant et Nietzsche en rapport avec l’éducation. Titres des ouvrages :
I - INTRODUCTION A LA PHILOSOPHIE DE L’EDUCATION. La philosophie de l’éducation est une réflexion, un questionnement sur ce que nous connaissons ou pensions savoir sur la notion d’éducation a) Définition d’éduquer. L’étymologie de ce terme vient du latin « educare » qui signifie élever des animaux ou des plantes et donc par extension avoir soin des enfants. Le mot éduquer est définissable par trois termes qui sont : Elever : on l’utilise lorsque l’on évoque la notion de la Famille. Enseigner : des professionnels utilisent des méthodes plus ou moins codifiées qu’ils transmettent lors de leur activité qui s’exerce dans une institution. Former : la formation prépare l’individu à une fonction sociale. b) L’éducation. Définition proposée par Olivier Reboul. « L’éducation est l’ensemble des processus et des procédés qui permettent à tout enfant humain d’accéder progressivement à la culture, l’accès à la culture étant ce qui distingue l’homme de l’animal. » L’auteur distingue la nature (l’enfant sauvage) et la culture c’est-à-dire tout ce qui rend l’homme humain (langage, pensée, sentiments...). On apprend, on conduit un enfant à devenir un homme. Cette apprentissage passe par le respect de la liberté et les droits d’autrui. Mais, on n’achève jamais de « devenir homme ». c) Les valeurs. L’éducateur transmet ses propres valeurs car, il n’y a pas d’éducation sans valeur. Mais, que faut-il entendre par valeur ? Quelle que chose qui vaut la peine ce qui résulte d’un sacrifice de quelque chose. D’où, « l’éducation de l’enfant, comme celle du genre humain, est dans le fond une éducation du sacré » Question centrale : comment éduquer selon ses valeurs sans endoctriner ? II - LES INSTITUTIONS EDUCATIVES. a) Les contradictions entre l’école (suivant Ivan Illich) et la famille. ECOLE FAMILLE * inefficace car obligatoire * amour
* inculque le sentiment d’infériorité et de culpabilité * donne le sentiment à l’enfant d’un être irremplaçable, merveilleux
* règle contraignantes et vides
* enseignements de certaines valeurs (intégration sociale) * enseignements de certaines valeurs (libération individuelle)
* prépare l’enfant à sa vie future, donc professionnelle * accompagne l’enfant vers sa vie personnelle
* forme, enseigne, instruit. L’enfant se forge ses idées, il a ses secrets * conflits :
b) La troisième institution éducative. Il s’agit de l’université. Cette institution associe l’enseignement supérieur à la recherche fondamentale. L’université est la mémoire intellectuelle et critique d’une société. III - LA PEDAGOGIE ET SES ANTINOMIES. a) antinomie. C’est la contradiction entre deux lois, deux principes d’éducation. Les quatre types d’antinomies sont : la nécessité d’apprendre et le désir d’apprendre la transmission et la spontanéité l’incertitude et la technique (technique = ordinateur) la rupture et la continuité (rupture entre méthode et résultat) b) la pédagogie. Le mot pédagogie a au moins deux sens. D’abord pour être pédagogue il faut avoir l’art d’enseigner et le don d’éduquer ; ce savoir faire s’apprend notamment dans la pratique. Ensuite, ces réalisations d’ordre pratique appliquent les sciences humaines à l’art d’éduquer d’après Durkheim. L’art de la pédagogie et la théorie de la pédagogie sont indispensables à la Pédagogie. En effet, il ne suffit pas de savoir parler le japonais pour savoir l’enseigner. « La pédagogie est un art raisonné qui donne à ceux qu’on éduque les moyens et l’envie d’apprendre ce qu’ils ne savent pas. » Aujourd’hui, il existe trois théories pédagogiques. le courant classique : il faut transmettre un savoir, des connaissances sans se soucier de la manière de transmettre ce savoir et ces connaissances. le courant novateur : le point de départ est l’enfant. C’est à lui seul d’adapter ce qu’on lui enseigne avec ses expériences et ses désirs. On peut en conclure très rapidement que c’est l’enfant qui réalise tout seul le travail. Mais lui a t’on appris à fonctionner, à raisonner de cette manière ? le courant fonctionnel : tend à faire de la pédagogie une science exacte, ou du moins une technique efficace et garantie. IV - L’AUTORITE. a) Les figures de l’autorité. du contrat : chacune des parties est liée par son propre consentement de l’expert : on suit l’avis, on reconnaît sa compétence de l’arbitraire : en sport du modèle : durable, c’est le prestige, l’admiration du leader : pousse les autres à le suivre du Roi - Père : monarque absolu b) Les figures de l’autorité. Employer une pédagogie autoritaire forme des êtres révoltés ou soumis. C’est dans une société démocratique que les élèves acquièrent le sens de la coopération, le respect de l’autre et l’autodiscipline. CONCLUSION « Ce qui vaut la peine d’être enseigné est ce qui intègre chaque individu, d’une façon durable, à une communauté aussi large que possible. » L’auteur montre que l’objectif de l’école n’est pas seulement d’apprendre mais d’apprendre à penser. En effet, « si l’éducation est ce qui permet à l’enfant humain d’accéder à la culture , elle est tout à la fois le respect d’un héritage et l’éveil d’une conscience. L’un ne va pas sans l’autre. » Il nous indique, que l’éducation préserve de l’endoctrinement. Il dit qu’il n’y a pas d’éducation sans valeur. Il expose le fait qu’éduquer, c’est apprendre à être un homme. Et, « L’éducation est réussie si elle est inachevée, si elle donne au sujet les moyens et les désirs de la poursuivre, on n’en finit jamais de devenir un homme. » Ce livre casse l’image représentative et les bases sur les Sciences de l’Education dans sa définition du mot EDUQUER. Le lecteur intègre complètement le sujet de ce livre qui à pour but l’interrogation, le questionnement sur les acquis. Olivier Reboul imprègne le lecteur vers la philosophie de l’éducation. Ivan Illich critique négativement l’école. Les théories sont à étudier pour, peut-être aider à penser les maux de l’Ecole plutôt que de réétudier les théories des ancêtres de la pensée sociétale. |
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