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>>L’internat (devoir en temps limité du 21 novembre 2001)Voici un sujet sur l’internat. Ce thème d’actualité est lié à la connaissance du système éducatif ...et n’est pas encore sorti au concours... Malheureusement, nous n’avons pu reproduire que les documents 1 et 4... Le document 1 est particulièrement important, il s’agit de l’article 1er de LA LOI D’ORIENTATION ! Toutefois, vous pouvez accèder à une version plus complète du texte de Laurence Azaïs( doc 9 )en allant dans la rubrique des textes pour nous aider : l’internat. Bon courage I.U.F.M. DE PARIS DEVOIR EN TEMPS LIMITE MERCREDI 21 Novembre 2001 EPREUVE 2 : L’INTERNAT En vous appuyant sur vos connaissances et sur le dossier ci-joint , vous répondrez successivement aux questions suivantes : QUESTION 1 : Quelle dimension du service public l’internat permet-il de respecter ? De quel principe républicain participe-t-il à la mise en oeuvre ? A quelles finalités du système éducatif concourt-il à répondre ? QUESTION 2 : En quoi l’internat peut-il jouer un rôle pour aider à la résolution des problèmes que rencontre aujourd’hui le système éducatif et plus largement la société ? QUESTION 3 : Pensez-vous que l’exercice du métier de C.P.E nommé dans un établissement doté d’un internat, diffère fondamentalement de celui qu’il pourrait exercer dans un établissement qui n’aurait pas cette caractéristique ? A quels aspects de la fonction doit-il être attentif ? La nature de ses responsabilités se trouve-t-elle modifiée ? Quelle attitude doit-il adopter et quels dispositifs mettre en oeuvre pour atteindre les objectifs spécifiques qui peuvent découler de cette situation particulière ? COMPOSITION DU DOSSIER. DOCUMENT 1 : Loi d’orientation sur l’éducation ( art 1er ). DOCUMENT 2 : Internes et demi-pensionnaires (Données statistiques du ministère- DEP et DPD). DOCUMENT 3 : Internat ; extrait de l’article de Paul Durning ( Dictionnaire encyclopédique de l’éducation et de la formation - Nathan ). DOCUMENT 4 : Plan de relance de l’internat scolaire public (circulaire du 31-7-2000. BO.) DOCUMENT 5 : Jour et nuit au lycée Pascal Junghans - le Monde de l’éducation janvier 1993 EXTRAITS DU RAPPORT DE CLAUDE CARE : LES INTERNATS PUBLICS DOCUMENT 6 : Relations entre élèves - esprit de groupe. DOCUMENT 7 : Redévelopper les deux fonctions négligées. DOCUMENT 8 : L’internat de collège. DOCUMENT 9 : Développement de l’internat scolaires public. Intervention de Laurence Azaïs.( Direction de l’enseignement scolaire MEN) DOCUMENT 10 : La vie de l’élève et des établissements scolaires- Rapport de René Blanchet. DOCUMENT 1 Article premier (modifié par les lois nos 94-665 du 4 août 1994 et 98-657 du 29 juillet 1998). - L’éducation est la première priorité nationale. Le service public de l’éducation est conçu et organisé en fonction des élèves et des étudiants. Il contribue à l’égalité des chances. Le droit à l’éducation est garanti à chacun afin de lui permettre de développer sa personnalité, d’élever son niveau de formation initiale et continue, de s’insérer dans la vie sociale et professionnelle, d’exercer sa citoyenneté. Pour garantir ce droit, la répartition des moyens du service public de l’éducation tient compte des différences de situations objectives, notamment en matière économique et sociale. Elle a pour objet de renforcer l’encadrement des élèves dans les écoles et établissements d’enseignement situés dans des zones d’environnement social défavorisé et des zones d’habitat dispersé, et de permettre de façon générale aux élèves en difficulté de bénéficier d’actions de soutien individualisé. La maîtrise de la langue française et la connaissance de deux autres langues font partie des objectifs fondamentaux de l’enseignement. L’acquisition d’une culture générale et d’une qualification reconnue est assurée à tous les jeunes, quelle que soit leur origine sociale, culturelle ou géographique. L’intégration scolaire des jeunes handicapés est favorisée. Les établissements et services de soins et de santé y participent. Les écoles, les collèges, les lycées et les établissements d’enseignement supérieur sont chargés de transmettre et de faire acquérir connaissances et méthodes de travail. Ils contribuent à favoriser l’égalité entre les hommes et les femmes.Ils assurent une formation à la connaissance et au respect des droits de la personne ainsi qu’à la compréhension des situations concrètes qui y portent atteinte. Ils dispensent une formation adaptée dans ses contenus et ses méthodes aux évolutions économiques, technologiques, sociales et culturelles du pays et de son environnement européen et international. Cette formation peut comprendre un enseignement, à tous les niveaux, de langues et cultures régionales. Les enseignements artistiques ainsi que l’éducation physique et sportive concourent directement à la formation de tous les élèves. Dans l’enseignement supérieur, des activités physiques et sportives sont proposées aux étudiants. Dans chaque école, collège ou lycée, la communauté éducative rassemble les élèves et tous ceux qui, dans l’établissement scolaire ou en relation avec lui, participent à la formation des élèves. Les élèves et les étudiants élaborent leur projet d’orientation scolaire, universitaire et professionnelle en fonction de leurs aspirations et de leurs capacités avec l’aide des parents, des enseignants, des personnels d’orientation et des professionnels compétents. Les administrations concernées, les collectivités territoriales, les entreprises et les associations y contribuent. Des activités périscolaires prolongeant le service public de l’éducation peuvent être organisées avec le concours notamment des administrations, des collectivités territoriales, des associations et des fondations, sans toutefois se substituer aux activités d’enseignement et de formation fixées par l’Etat. Elles visent notamment à favoriser, pendant le temps libre des élèves, leur égal accès aux pratiques culturelles et sportives et aux nouvelles technologies de l’information et de la communication. Les établissements scolaires veillent, dans l’organisation des activités périscolaires à caractère facultatif, à ce que les ressources des familles ne constituent pas un facteur discriminant entre les élèves. L’éducation permanente fait partie des missions des établissements d’enseignement ; elle offre à chacun la possibilité d’élever son niveau de formation, de s’adapter aux changements économiques et sociaux et de valider les connaissances acquises. DOCUMENT 4 CIRCULAIRE N°2000-112 DU 31-7-2000 MEN DESCO B5 Texte adressé aux rectrices et recteurs d’académie ; aux inspectrices et inspecteurs d’académie, directrices etdirecteursdes services départementaux de l’éducation nationale Historiquement, l’internat a longtemps favorisé la bonne scolarité des enfants, de milieux populaires en particulier, notamment, mais pas seulement, en région rurale. Il est largement tombé en désuétude aujourd’hui à l’exception notable du cursus post-baccalauréat. Dans les collèges publics, 0,5 % seulement des élèves sont internes et, dans un peu plus d’un quart des départements, plus aucun collège ne propose de place d’internat. Or, des parents d’élèves, voire des élèves, en nombre significatif, souhaitent qu’on leur offre la possibilité d’effectuer tout ou partie d’une scolarité secondaire en internat. Cette demande peut, dans l’ensemble, être satisfaite dans les lycées, notamment dans l’enseignement professionnel, mais elle est loin de pouvoir l’être pour les collégiens : même lorsque les collèges disposent encore d’un internat, des listes d’attente y sont signalées. Il est essentiel que le service public d’éducation soit à même de répondre à ces attentes. Ce ne sera totalement possible qu’à moyen terme et dans le cadre d’une collaboration étroite avec les conseils généraux et régionaux, qui ont compétence en matière de construction, d’aménagement et de fonctionnement des établissements. C’est pourquoi je prendrai contact avec les élus départementaux et régionaux pour leur demander d’envisager avec vous les dispositions à prendre en ce sens. Dans l’immédiat, je vous demande de mettre en œuvre dès la rentrée, des mesures pour mieux apprécier la demande, tant en quantité qu’en qualité, et la satisfaire chaque fois que possible. 1 - Créer dans chaque département une cellule chargée de la scolarité en internat De nombreux courriers signalent la difficulté d’obtenir des renseignements sur les possibilités d’accueil en internat. Par ailleurs, le fait que l’on ne propose plus aux collégiens, sauf marginalement, d’effectuer leur scolarité en internat, empêche sans doute que la demande s’exprime dans son ampleur réelle. Vous organiserez donc dans chaque département une cellule qui :
2 - Repérer les capacités d’accueil qui pourraient être mobilisées rapidement Une analyse fine de l’existant devrait permettre de rendre disponibles à bref délai des capacités d’accueil pour commencer à satisfaire les demandes en dégageant quelques places supplémentaires dans des internats de collège ou en recourant à des internats de lycées qui pourraient accueillir des collégiens d’établissements voisins. Lorsque les locaux s’y prêtent, sans avoir besoin d’aménagement longs et coûteux, vous pouvez consacrer à l’extension d’un internat existant, une partie des moyens en maîtres d’internat - surveillants d’externat que je viens de vous notifier par lettre DESCO B5 n° 3000 du 20 juillet dernier. De même, l’apport d’aides- éducateurs et de quelques heures supplémentaires aux établissements concernés doit permettre d’y organiser les activités d’accompagnement scolaire et de loisirs indispensables à la qualité de la vie scolaire et éducative de jeunes collégiens. Enfin, je vous rappelle que vous avez la possibilité d’autoriser les chefs d’établissement à faire appel à des étudiants âgés de plus de 18 ans comme maîtres et maîtresses d’internat au pair, dans les conditions prévues par la circulaire n° 64-372 du 5 septembre 1964. Je ne verrais que des avantages à ce que les chefs d’établissement désignent des étudiants de classes post-baccalauréat qui seraient eux-mêmes internes. 3 - Offrir une scolarité en internat et non pas un simple hébergement La demande actuelle en matière d’internat
Il faut proposer à des jeunes d’effectuer leur scolarité "en résidence" dans leur établissement scolaire, en fonction d’un choix éducatif. Pour ce faire, il n’est ni nécessaire ni souhaitable de trop éloigner de leur résidence familiale de jeunes pré-adolescents ou adolescents et il est important qu’ils puissent, dans toute la mesure du possible, rejoindre celle-ci chaque fin de semaine. Le choix éducatif qui conduit un jeune collégien à l’internat doit être entendu comme un choix positif, quelle qu’en soit l’origine : désir de faire sa scolarité dans des conditions de travail favorables, nécessité de trouver ou de retrouver un cadre de vie et de travail stable, difficulté familiale ou sociale rendant souhaitable un éloignement momentané, etc. Ce choix doit impliquer le jeune lui-même. En règle générale, ceux qui ont connu ces conditions de scolarité souhaitent souvent les conserver jusqu’à la fin de leurs études au collège, voire ensuite. Il s’agit là d’un objectif différent de celui des internats-relais. Ceux-ci sont destinés à accueillir des jeunes qui connaissent des difficultés pouvant les conduire à la déscolarisation ou à la violence. Ces jeunes sont susceptibles de présenter des problèmes de comportement, et certains peuvent bénéficier de mesures éducatives. La présence de quelques-uns d’entre eux dans un internat ordinaire peut leur être bénéfique, mais ils ne sauraient y être accueillis en nombre sans que l’on se soit assuré de la collaboration effective de personnels éducatifs spécialisés. C’est d’ailleurs pourquoi, ces internats-relais sont créés en collaboration avec la protection judiciaire de la jeunesse et les conseils généraux qui disposent de personnels ayant les compétences nécessaires. La relance des internats scolaires publics suppose donc que des collèges fassent du développement d’une scolarité "en résidence" un axe fort de leur projet d’établissement. Afin de tirer les enseignements de premières expériences et de faire le point des questions à résoudre pour développer à moyen terme le plan de relance d’un internat public de qualité, j’organiserai, fin octobre, une journée d’études qui rassemblera des responsables académiques, des chefs d’établissements, des personnels d’éducation et les partenaires intéressés. Pour la préparer, vous m’adresserez dès fin septembre prochain, un premier état des réalisations existant dans chaque département, de celles que vous aurez envisagé avec vos partenaires, et de l’estimation de la demande que vous aurez établie. Vous voudrez bien également désigner dans chaque académie et chaque département un responsable du développement des internats et m’en faire connaître le nom et les coordonnées sous le présent timbre. J’attache le plus grand prix à la mise en œuvre de ces orientations. Elle doit permettre au service public d’éducation de diversifier les modes de scolarisation, et par là d’élargir les voies de la réussite scolaire. Pour le ministre de l’éducation nationale et par délégation, Le directeur de l’enseignement scolaire Jean-Paul de GAUDEMAR |
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